Le contrat de travail
Le CDD à objet défini ou CDD de projet
a été institué, par la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008 et ce, à titre expérimental pour une durée de 5 ans à compter
de la publication de ladite loi.
A quoi sert ce CDD ?
Ce nouveau contrat de travail, d’une durée minimale de 18 mois et
maximale de 36 mois est conclu pour réaliser un objet défini
(c’est-à-dire une sorte de « mission ») et dont l’échéance de celui-ci
est la réalisation dudit objet.
Catégories de salariés visés par ce CDD :
Les
employeurs peuvent recourir à ce nouveau type de CDD pour le
recrutement d’ingénieurs et de cadres, au sens des conventions
collectives.
Quelles conditions pour mettre en place ce CDD ?
Pour pouvoir recourir à ce CDD, un accord de branche étendu ou, à
défaut un accord d’entreprise doit avoir été préalablement conclu et
définir :
1° Les nécessités économiques auxquelles ces contrats sont susceptibles d’apporter une réponse adaptée ;
2° Les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée
déterminée à objet défini bénéficient de garanties relatives à l’aide
au reclassement, à la validation des acquis de l’expérience (VAE), à la
priorité de réembauchage et à l’accès à la formation professionnelle
continue peuvent, au cours du délai de prévenance, mobiliser les moyens
disponibles pour organiser la suite de leur parcours professionnel ;
3° Les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée
déterminée à objet défini ont priorité d’accès aux emplois en contrat à
durée indéterminée dans l’entreprise.
Formalisme et mentions obligatoires du CCD de projet :
Ce CDD est régi par les dispositions applicables aux contrats de
travail à durée déterminée (à savoir les dispositions contenues dans le
titre IV du Livre II de la première partie du Code du travail), à
l’exception des dispositions spécifiques dudit CDD de projet.
Ce contrat doit donc être établi par écrit et comporté les clauses
obligatoires pour les contrats à durée déterminée, sous réserve
d’adaptation à ses spécificités, notamment :
1° La mention « contrat à durée déterminée à objet défini » ;
2° L’intitulé et les références de l’accord collectif qui institue ce contrat ;
3° Une clause descriptive du projet et mentionnant sa durée prévisible ;
4° La définition des tâches pour lesquelles le contrat est conclu ;
5° L’évènement ou le résultat objectif déterminant la fin de la relation contractuelle ;
6° Le délai de prévenance de l’arrivée du terme du contrat et, le cas
échéant, de la proposition de poursuite de la relation de travail en
contrat à durée indéterminée ;
7° Une clause mentionnant la possibilité de rupture à la date
anniversaire de la conclusion du contrat par l’une ou l’autre partie
pour un motif réel et sérieux et le droit pour le salarié, lorsque
cette rupture est à l’initiative de l’employeur, à une indemnité égale
à 10% de la rémunération totale brute du salarié.
Fin de ce CDD :
Quid du renouvellement ?
La loi interdit le renouvellement de ce CDD à objet défini.
Deux modalités de rupture :
1/ Ce contrat prend fin avec
la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu, après respect
par l’employeur d’un délai de prévenance au moins égal à 2 mois.
2/ Ce contrat peut être rompu, de manière anticipée, par l’employeur ou
le salarié, pour un motif réel et sérieux, uniquement au bout de 18
mois puis à la date anniversaire de sa conclusion (c’est-à-dire à
l’issue du 24ème mois).
Quelles indemnités pour le salarié après la rupture de ce CDD ?
La rupture de ce CDD à l’initiative de l’employeur ouvre droit au
profit du salarié à une indemnité égale à 10% de sa rémunération totale
brute, si les relations ne se poursuivent pas par un contrat de travail
à durée indéterminée.
Dernière mise à jour : le 24/11/2011 à 09h30